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hef lieu de canton, située dans le Bas Berry sur l’axe  Châteauroux Montluçon, Ardentes est un véritable écrin de verdure  séparé par la rivière Indre. De son tapis de fraîcheur émane une ambiance bénéfique qui a accompagné le développement de la ville depuis sa fondation.

Son patrimoine historique, son cadre de vie et ses richesses rurales ont façonné un lieu de vie attractif et accueillant qui s’étend sur 6209 hectares.

 

Ardentes est située sur la ligne de chemin de fer initiale Tours-Montluçon (environ 220km).

 

1857 - Le 11 Mai, le Ministre annonce au Préfet qu’il a décidé de faire une enquête pour le projet de création d’une ligne de Tours à Montluçon. C’est le Conseil Général de l’allier dès 1856 qui demanda une ligne transversale reliant Tours à Clermont-Ferrand via Montluçon et Gannat.

 

1865 – Une Compagnie Franco-Anglaise sollicite la concession de cette ligne. Elle ne demande aucune subvention, mais les communes traversées devraient apporter le terrain acquis au maximum

2.500 F l’ha. La dépense serait remboursée par la compagnie en actions, avec intérêts à 5%.

Le Conseil Général donne son accord et offre de prendre à sa charge les 9/10é de la dépense pour soulager les communes.

 

1868 – Cette ligne est déclarée d’intérêt public le 19 Juin pour désenclaver la vallée de l’Indre.

 

1869 – Le Conseil Municipal d’Ardentes demande que le chemin de fer passe du côté rive gauche de l’Indre. De l’autre côté il y a la route.

 

1874 – Elle est concédée à la Compagnie de chemins de fer de la Vendée (loi du 24 Mars). La subvention de l’Etat s’élève à 14 millions de francs pour 261 kilomètres.

 

1878 – Début de cette ligne par tronçon :

             Tours (Joué-lès-Tours) – Loches le 15 juillet

Le Conseil Municipal d’Ardentes s’interroge pour savoir si la ligne doit passer par la rive gauche ou la rive droite. Mais Saint Vincent a déjà la Nationale !

Rachat par l’Etat le 25 mai 1878.

 

1879 -   Loches – Chatillon sur Indre le 27 octobre

 

1880 -   Chatillon sur Indre – Châteauroux le 18 juillet

 

1882Châteauroux – La Châtre le 8 janvier

             Inauguration en présence de Monsieur Edmond Caze sous secrétaire d’Etat à l’Agriculture.

             350Frs sont dépensés pour la fête inaugurale

             Il fallait de 20 à 25 minutes pour se rendre d’Ardentes à Châteauroux avec arrêt à la forge de l’Isle.

             Sur la commune d’Ardentes, la voie ferrée comporte 10 passages à niveau dont 6 gardées. Chaque maisonnette abritait un couple de cheminots.

             Dès le mois de mai, le conseil municipal d’Ardentes demande l’agrandissement de la gare des voyageurs par la construction d’une salle d’attente car il y a un réel danger pour la santé du public qui est obligé de rester dehors ou bien de subir les courants d’air.

                La construction d’un quai couvert.

                L’établissement d’une grue fixe en raison du commerce considérable des charbons et des bois.

                L’établissement d’une halte à la maisonnette de Bouères (pour le mardi à Châteauroux).

Xxxxxxxxxxxxx qui ne dépasse pas en moyenne 11 voyageurs par train.

               La halle actuelle (33m2) est assez spacieuse pour abriter les marchandises de détail.

 

« La population n’oubliera jamais cet instant solennel. L’arrivée de ces belles locomotives toutes enguirlandées et ornées de nos glorieuses couleurs nationales, qui entraînaient à leur suite 24 magnifiques wagons et s’arrêtaient subitement en obéissant ainsi à la volonté de l’homme, était bien en effet le signal de la fête du travail, de l’agriculture, du commerce, du progrès et de la civilisation. Aussi l’assistance se découvre-t-elle et accueille par les cris mille fois répétés de Vive la République ».  (Echo de l’Indre du 11 janvier 1882)

 

 

1884La Châtre – Montluçon le 21 septembre

Sainte-Sévère n’eut pas sa gare et fut desservie par Champillet ; une navette fut mise en place.

« Ma Mère, modiste à Sainte-Sévère, recevait deux fois l’année des voyageurs de commerce qui arrivaient de Montluçon par le train jusqu’à la gare de Champillet, puis en voiture à cheval. Ils couchaient à l’hôtel de l’Ecu et repartaient le lendemain ». (René Pigois, 83 ans en 2002).

                La ligne Tours Montluçon est rétrocédée à la Compagnie PO (Paris – Orléans) le 12 janvier.



1898 - Le conseil municipal de Jeu-les-Bois fait une demande en mai 1895 pour qu'un arrêt des trains ait lieu à la barrière de Fourche, ce qui rendrait un réel service à la polulation, pense-t-on!

             C'est en 1898 que la Compagnie des Chemins de Fer décide une halte des trains à cet endroit, elle y construit une maisonnette pour loger l'agent responsable de l'ouverture et la fermeture des barrières.

 

1899 -  Le conseil municipal d’Ardentes demande à la Compagnie d’Orléans de mettre en service suffisamment de wagons pour pouvoir embarquer les bestiaux les jours de foire et notamment celle du 11 novembre.

 

1907 -  Le conseil municipal d’Ardentes demande la mise en service d’un train supplémentaire mixte pour les jours de foire, le nombre de voyageurs atteignant ces jours là 150 à 200.

 

1909 - Selon l’Echo de l’Indre du 21 janvier 1910, 20300 porcs ont été expédiés de la gare de la châtre en 1909. Ceci prouve que l’arrivée du train a permis un essor de l’agriculture. 

 

1934 – L’itinéraire Châteauroux – Montluçon est autorisé par le service de l’Exploitation comme pouvant servir de détournement aux trains rapides et express transitant par Montluçon.

 

 

1935 – Le 1er septembre, une Micheline de 47 places est utilisée, puis d’autres séries comme les types 23 de 96 places à la fin de 1936. L’autorail sur pneumatiques Dunlop-Fouga ZZEty 23651 est mis en service entre Montluçon et Châteauroux en décembre 1935. Il roule jusqu’en septembre 1939.

 

1938 – Le 1er janvier, la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans cesse ses activités. La Société Nationale des Chemins de fer Français (SNCF) prend la suite. Pierre Guinand est nommé Président

 

1939 – La SNCF décide d’introduire un autorail Renault du type ADX2 pour assurer une nouvelle liaison directe de 292 km dénommée TC et CT, de Clermont-Ferrand à Tours via Gannat, Montluçon, Châteauroux. Ces trains sont omnibus de Tours à Gannat, et n’offrent qu’une seule classe.

 

 

1940 – La ligne est mise à signalisation simplifiée.

 

1945 – Après la seconde guerre mondiale, la ligne voit circuler, tout d’abord les michelines type 23 de 96 places (préservées et entretenues, pendant la guerre à Clermont-Ferrand), puis des autorails Renault ABJ 4 du dépôt de Tours-Saint-Pierre.

 

1947 – Après les interceptions du 5 août et du 11 décembre, respectivement à Vallon-en-Sully et aux Trillers, entre Montluçon et Bourges (déraillements), les express assurés par des 141 TB du dépôt de Montluçon sont détournés par La Châtre et Châteauroux.

 

1949 – Une bonne partie des trains omnibus de la section Châteauroux – Montluçon est remplacée par un service routier de substitution, en dehors de deux mouvements allers-retours autorail.

 

1952 – En septembre, la SNCF remplace par des autorails Renault VH du centre de Montluçon et des ABJ de Tours, l’ensemble des trains de voyageurs omnibus ou MV assurés jusqu’alors par des vapeurs 230 F et G et composés de rames de voitures à portières latérales d’origine PO.

 

1958 - L’importante crue du Cher intercepte la section Montluçon – Saint-Amand-Montrond. Elle impose le détournement de l’express 2006 Ussel et Le Mont-Dore – Paris-Austerlitz, via La Châtre – Châteauroux puis Vierzon. Le train reçoit une 141 E au départ de Montluçon. Entre 1958 et 1964, dans le cadre des manœuvres des forces de l’Otan, il arrive que des trains militaires provenant de Hollande et à destination du camp militaire de La Courtine (creuse) transitent par cet itinéraire.

 

1960 – On observe la venue des autorails des types suivants : X 3800, des U 600 ch (X 2400) du dépôt de Montluçon, et plus rarement  des X2800 de Toulouse, pour terminer avec des EAD X 4300 du dépôt de Tours-Saint-Pierre vers 1966, série qui vient pour la première fois à Montluçon.

 

1966 – En septembre, la ligne Châteauroux – Montluçon n’est plus desservie que par un aller-retour.

 

1969 -  Le service voyageur est supprimé le 26 septembre.

 

1970 -  Le 15 janvier, fermeture du « service voyageurs » de la section Châteauroux – Loches.  Elle  reste ouverte au « service marchandises «. 

 

1974 -  Vente du PN 214

 

1991 – Suppression de la desserte fret La Châtre – Ardentes en juillet. La voie est neutralisée.

 

1993 – Fermeture à tout trafic du tronçon Châteauroux – Ardentes

 

1998 – A l’initiative du Conseil général de l’Indre et des partenaires économiques concernés, un projet de réouverture au fret (trafic de bois) concernant la section Châteauroux – Ardentes est à l’étude.

 

1999 – Les 3,50 MF nécessaire sont réunis. Il ne reste à recevoir que le feu vert de RFF (Réseau ferré de France), propriétaire de la voie, à qui a été demandé une exonération de la redevance. RFF accepte. En échange, des subventions permettent pour 3 MF de remettre la voie à niveau.

 

2001 – Le 28 février, les PN à signalisation automatique et lumineuse entre Ardentes et Châteauroux ont été réactivés pour remise en service dès cette date. La circulation s’effectue à la demande et en automne 2001 la rotation est de plusieurs rames par semaines au départ de Châteauroux.

 

2004 – Plus aucun train SNCF  ne circulera sur la ligne Châteauroux – Ardentes à partir du 13 juin. La voie avait rouvert en 2001, grâce aux élus locaux, moyennant 533.700€. Des milliers d’euros qui partent en fumée, comme la vapeur s’échappant des locomotives d’autrefois. La SNCF va fermer la gare fret d’Ardentes. « Une décision unilatérale, brutale, s’indignent les élus. Elle nous est annoncée sans ménagement ». Un simple courrier adressé au président de la Communauté d’Agglomération Castelroussine (CAC), Jean François Mayet, début mai.

             « Soucieuse d’une bonne gestion », l’entreprise publique explique fermer 160 gares fret « déficitaires », le 13 juin, pour « réorganiser son offre ferroviaire dans un environnement de concurrence exacerbé ». « Nous avons subi 420 millions d’euros de perte en 2003, explique René Lavie, représentant régional fret pour la région de Limoges, dont fait partie Châteauroux. Cela représente 20% de notre chiffre d’affaires. Nous avons mis en place un  plan fret 2006  pour limiter les dépenses et réorganiser la production ».

 

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